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Biocoop Pays de Lourdes

Emilien, arboriculteur local en fin de conversion Bio

Emilien, arboriculteur local en fin de conversion Bio

À partir du 17/10/2019

Emilien Berges est arboriculteur, et il livre depuis peu ses pommes (et quelques légumes de plein champs) à Biocoop Pays de Lourdes. Il nous raconte ce que c'est pour un fils d'agriculteur que de se convertir à l'agriculture biologique. Un long cheminement qui fait que l'on se sent mieux !


Parlez nous de ce que vous faites...

Je suis arboriculteur, j'ai repris l'exploitation familiale de mon père (en photo ci-dessus) en 2012 et je produis des pommes de différentes variétés. En ce moment, nous avons la Crimson, la Chanteloup et la Chanteclerc. Viendra ensuite la Pink Lady en novembre, ainsi que la Délice d'or. Une partie de l'exploitation est déjà sous label Agriculture Biologique, pour ce qu'il reste nous sommes dans la 3e année de conversion, sachant que celle-ci s'étend généralement sur 4 ans pour l'arboriculture.


Qu'est-ce qui motive cette démarche de conversion ?

Quand j'ai repris l'exploitation, qui était en partie conventionnelle et en partie bio, j'ai voulu tout passer en Bio, même si certaines variétés que nous exploitons sont très sensibles, donc plus difficiles à cultiver en Bio. Il y a 3 ans, à cause du gel, nous avons eu une récolte qui représentait 20% de notre récolte habituelle. Je me suis dit que c'était le moment de tenter la conversion. Aujourd'hui, nos rendements sont divisés par deux mais la valorisation des fruits est meilleure. Car les fruits aussi, sont bien meilleurs !


Concrètement, qu'est-ce que cela change pour vous ?

Cela change totalement la perspective ! En conventionnel, on traite des problèmes à l'aide de produits qui entraînent de nouveaux problèmes, donc de nouveaux produits... Ces produits constitués de molécules de synthèse, combien de temps mettent-ils avant d'être éliminés ? Nous qui sommes tous les jours dans les vergers, on en respirait à pleins poumons.

En Bio, on regarde la terre, on utilise les auxiliaires, on est plus à l'écoute des arbres. Peu à peu, on apprend à faire autrement. Cela prend du temps ! Mon père a commencé à exploiter des parcelles en Bio en 2000. Au bout de 20 ans, nous commençons à avoir du recul, nous avons acquis et testé d'autres techniques. Nous avons des brebis qui entretiennent les vergers tout en les fertilisant et en empêchant certains pucerons de monter dans les arbres ; mais aussi des ruches, pour une meilleure pollinisation des fruitiers, etc...




Quels sont vos projets ?

Nous voulons continuer de progresser dans la Bio. Nous avons encore des points à améliorer, comme la durée de conservation des pommes... Mais de façon générale, nous sommes bien dans cette nouvelle exploitation. En fertilisant à 100% avec des micro organisme et des bactéries, nous pouvons être certains que nos fruits n'ont aucun résidu chimique toxique. Nous réfléchissons aussi au choix des prochaines variétés à planter, car tous les 15 à 30 ans, les pommiers doivent être remplacés.


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